LE BRIO

LE BRIO

Sport et Handicap

Le projet "Sport et handicap" a été conduit au cours des deux premiers trimestres de l'année scolaire 2018-2019 avec plusieurs classes de Troisième.

Deux temps forts ont marqué son déroulement :

  1. Le cross du collège avec la participation toute la journée d'Annouck Curzillat, triathlète non-voyante venue accompagnée de sa guide. Elle a participé à deux courses avec les filles du collège.
  2. Une conférence le 7 mars au cours de laquelle Annouck Curzillat et François Lacroix (hémiplégique, ancien membre de l'équipe de France cycliste paralympique mais aussi ancien AED au collège) ont répondu aux questions des élèves.

Cette conférence a été l'occasion, pour les élèves, de travailler sur l'argumentation en cours de Français. Ils ont dû rédiger un discours sur le thème "Sport et handicap". Les élèves ont sélectionné les 4 discours les plus réussis qui ont été prononcés par leur auteur en introduction et en conclusion à cette conférence.

Ils vous sont livrés ci-dessous, deux en vidéo, les 2 autres uniquement sous la forme du texte du fait de problèmes techniques lors de l'enregistrement.

Encore bravo à ces quatre élèves et encore mille merci à Annouck et François dont les témoignages ont été des leçons de courage et d'humilité, et pas seulement pour les élèves !

Nos champions sur les réseaux sociaux

Annouck Curzillat   François Lacroix

 

 

Sport et Handicap

par Lou-Ann MARIE-CLAIRE, 3e6

 

Mesdames et messieurs,

Chers athlètes,

    Le sport, activité millénaire, pratiquée par le plus grand nombre de manière régulière, que sûrement vous, chers auditeurs, pratiquez déjà. Mais, avez-vous pensé aux non-valides, aux handicapés, à ceux dont la vie les a privés de quelque chose qui nous est anodin? Peuvent-ils, eux aussi, pratiquer une activité physique? Sport et handicap, nous verrons comment les deux au premier abord incompatibles peuvent s'associer.

    Tout d'abord, quelque chose qui nous est primordial à tous, surtout à l'ère des réseaux sociaux, le contact humain. Le contact humain! Avez-vous une seule fois pensé, chers auditeurs, que dans notre société actuelle, pleine de codes et de conventions, que la différence qu'elle soit physique ou psychique, pouvait susciter l'écart? Là est pourtant la dure réalité. Mais là également intervient le sport, plus précisément le sport collectif. Faire partie d'une équipe de sport pour non-valides, avec des équipements vraiment adaptés mais surtout un groupe qui peut comprendre la difficulté du handicap est positif et sûrement bénéfique. Car oui! Nous autres, les valides, nous ne pouvons que compatir car nous ne connaissons pas le handicap. Un groupe de sportifs qui partage la difficulté est réconfortant, cela favorise vraiment une création de liens sociaux solides et durables.

  

 

     Ensuite, voici une seconde chose très importante dans notre société: la confiance en soi. La confiance en soi, ah! N'est ce pas là l'un des plus beaux sentiments du monde? N'avez-vous donc jamais ressenti ce sentiment de satisfaction puissant? N'avez-vous donc jamais senti que vous alliez réussir car vous en avez las capacités? Voyez ce sentiment. Imaginez-le. Ressentez-le. Maintenant, pensez à ces gens tout aussi capables que vous de réussir, qui ont perdu cette foi en eux, notamment après un accident. Comment retrouver confiance en soi en ayant l'impression d'avoir tout perdu? Nous avons la solution. Le sport, la voilà la solution! Aussi bizarre que cela puisse paraitre à certains, le sport aide à ce surpasser. Sauf que pour ce surpasser, il faut avoir confiance en soi. Quoi de mieux pour cela que la compétition! Il n'est pas obligé d'être athlète professionnel, non! Un simple tournoi interclubs peut suffire! Pourquoi? Tout simplement car la victoire est un sentiment qui nous rend confiants et peu de gens peuvent dire le contraire!

    De plus, le sport à aussi un effet indirect sur les personnes à mobilités réduites. Réfléchissez donc! Nous sommes en 2019, avec les médias, n'avons-nous tous pas vu quelqu'un qui nous inspire? N'avons-nous tous pas vu quelqu'un qui reflétait nos idéaux? N'avons-nous tous pas un modèle? Loin de nous l'idée de dire que le rêve de toute personne avec un handicap est de devenir athlète, non! Mais avoir un modèle de force, de courage, de positivité ou de bienveillance est toujours encourageant. Mais surtout, savoir que quelqu'un qui nous ressemble puisse réussir est encore plus encourageant. Imaginez vous donc, un jeune de notre âge, avec un membre ou un sens en moins, qui voit à la télévision ou entend à la radio que quelqu'un comme lui à réussi, grâce au sport, aura sûrement envie d'essayer et sera à son tour motivé pour réussir!

   

    Enfin, quelque chose qui me tient, et qui tient sûrement à cœur à plusieurs personnes dans cette salle; le sport permet de changer le regard sur le handicap. Pour certains, cela ne veut pas dire grand-chose car ils portent sur un valide et un non-valide le même regard. Mais pour les autres, ce qui voient les personnes à mobilités réduites de haut ou avec pitié, il est temps de changer les mentalités! Regarder avec hauteur et prétention n'arrange rien. Regarder avec tristesse et pitié non plus, cela peut même aggraver la situation. Mais alors, que pouvons nous faire? Nous pouvons faire comme une majorité: compatir. Ou nous pouvons agir!!! Mais vous allez me dire, comment? Voici la réponse. Allez voir ou organisez des événements sportifs valides-non valides. Cela permet d'abord un contact humain car c'est un vrai moment de partage, et puis au moins, vous serez fixés: les personnes avec un handicap sont tout aussi capables de faire du sport que les autres et ils n'ont pas besoins de vôtre pitié pour vivre!

    En conclusion, j'aurais pu dire que le sport permet aux personnes à mobilités réduites de se sentir comme les autres, mais en y réfléchissant, cela aurait été faux pour moi. Oui mesdames! Oui messieurs! Je trouve que c'est faux! Car les mots "se sentir comme les autres" peuvent aussi vouloir dire que les personnes avec un handicap sont différentes des autres ce qui serait faux. Après tous, nous sommes tous humain!! Il est temps d'arrêter de dire "personnes avec un handicap" mais "ses hommes et femmes" car le handicap ne doit pas caractériser un individu. Pour ce qui est de la question du sport et du handicap, nous savons tous maintenant que c'est compatible, et pour ceux qui n'y croient toujours pas, qu'ils sortent de leur grotte et allume leur télévision aux prochains Jeux Paralympiques!

 

Merci à tous pour vôtre attention.

Comment le sport est un vecteur puissant d’intégration

pour les handicapés ?

par Paul Morhilat, 3e 3

Mesdames et Messieurs, bonjour.

         Tout d’abord, si vous avez pu faire du sport malgré votre handicap, ce n’est pas un miracle. « Comment avez-vous pu être intégrés dans la vie grâce au sport ? » sera la question à laquelle je répondrai. Nous allons voir les arguments en faveur de cette question.

 

         Pour commencer, Mesdames et Messieurs, nous assurons que la réussite d’un sportif atteint d’un handicap mental ou physique donne envie à d’autres personnes atteintes de pratiquer une activité physique et donc d’avoir un objectif dans la vie. Ne pensez-vous pas qu’une personne handicapée veuille se débarrasser de cette gêne de la vie ? N’êtes-vous pas certains qu’une personne privée de l’un de ses membres souhaite le retrouver ? C’est pourquoi la réussite d’un sportif touché physiquement prodigue une envie d’imitation. C’est pourquoi un grand sportif handicapé fait du sport. Pour convaincre d’autres personnes de faire du sport.

 

         Le sport permet de rompre l’isolement : par exemple, par le biais des clubs sportifs. Certains sont équipés pour accueillir les personnes à mobilité réduite. D’autres sont en cours. Prenons l’exemple du basket. Celui-ci est un sport paralympique depuis 1960 et est l’un des plus vieux handisport.

 

         Des activités physiques permettent d’atténuer les troubles de certains malades mentaux. L’équithérapie en l’exemple parfait. Le cheval est alors un partenaire qui permet d’atteindre des objectifs que les thérapeutes souhaiteraient atteindre pour leur patient.

 

         Grâce aux nouvelles technologies, beaucoup de sports se sont ouverts aux personnes handicapées. Nous parlions du basket, maintenant nous parlerons de l’athlétisme. Ces avancées technologiques ont permis à des personnes malades ou porteuses d’un handicap  de pouvoir courir, sauter, lancer...tout comme une personne valide. Ne connaissez-vous pas Oscar Pistorius ? Cet homme était amputé des deux mollets. Mais en 2008, il a pu participer aux épreuves des Jeux Olympiques avec les valides. N’est-ce pas exceptionnel ?

 

         Parlons également de Franck Bruno. Il est amputé de la jambe en 1983. Il passera son monitorat de plongée, puis deviendra sauveteur en mer. Pensez-vous que sans connaître cet homme, on puisse imaginer un sauveteur en mer manquant d’un membre ? Alors oui, nous affirmons qu’après la perte d’un membre, on peut toujours reprendre confiance en soi, en se dépassant jusqu’à sauver des vies.

 

         Ensuite m’est venu la question : « Comment un handicapé peut-il oublier son handicap ? » La réponse fut évidente : grâce au sport. Ne vous êtes jamais vous demandé pourquoi vous faites du sport ? Et bien, moi, je pense le savoir. Pour avoir un centre d’intérêt, une passion plus forts que le handicap. Pour avoir un objectif dans la vie (par exemple les J.O.).

 

         Mais pour atteindre cet objectif, l’athlète doit travailler régulièrement, tout comme une personne valide. Il doit entretenir son corps, ses muscles pour rester en forme. Ce qui est d’autant plus difficile selon le handicap. Malgré cela, le sport est une certaine forme de rééducation pour certains non-valides. Quoi qu’il arrive, le sport reste bénéfiques à tous, valides ou non, à la santé.

 

         Pour finir, j’aimerais vous poser une question : « Pourquoi êtes-vous là ? ». Vous êtes, aujourd’hui, avant tout, à nos yeux, des sportifs. Le handicap est une partie de vous, mais vous avez su, grâce au sport, le dépassé.

 

         J’aimerais terminer en vous remerciant de m’avoir écouté et en vous remerciant, tout simplement, d’être là.

 

Paul Morilhat

3°3

ARTICLES DE LA RUBRIQUE

LE BRIO
Sport, handicap et éloquence !
FAUX PROCÈS GRANDEUR NATURE
Un travail conduit en EMC et en Français avec des élèves de 4e du collège Pré-Bénit et des élèves de 2de du Lycée L’Oiselet.